Extrait du Supertest Lotus Evora 400 - Sport Auto

Extrait du Supertest Lotus Evora 400 - Sport Auto

Article publié le 27/04/2016.

classé dans : Actualité automobile

Les premiers pas de l’Evora au Mans en 2010 ont laissé beaucoup de traces sur la piste, au détriment d'un chrono décevant. Il s’agissait des débuts de la GT anglaise, qui revendiquait 280 ch. Les années ont renforcé son caractère, son dynamisme et sa voix. D’où un retour en fanfare sur le circuit Bugatti, à coups d’échappement actif qui laisse sans voix les spectateurs. Eh oui, le constructeur et son président Jean-Marc Gales souhaitent qu’elle batte la 458 ou la 911 affublée d’un pot Sport au sonomètre. C’est sûr, elle ne passe plus inaperçue ! D’autant plus quand elle arbore une couleur chatoyante. Ce coupé 2 + 2 clame haut et fort : « J’existe ! » Il est vrai que sa carrière est relativement discrète depuis 2009. L’Evora tente de sortir de l’anonymat en renforçant le côté GT. Les traits sont virilisés et travaillés pour obtenir un léger appui aéro, quitte à égratigner l’élégance.

L’habitacle est remanié, quitte à perdre de sa pureté et de son originalité sur l’autel de la praticité. Surtout, le châssis est revu et le V6 Toyota grimpe à 406 ch grâce à un compresseur de gros calibre Edelbrock et à un échangeur air/eau. A l’époque du premier Supertest en 2010, il peinait à délivrer 280 ch. Force est de constater qu’il a bien mûri. Aujourd’hui, il frise les 400 ch chez notre partenaire DM Performance et laisse bouche bée par sa santé et sa sonorité. Le 3,5 litres parvient enfin à distiller des sensations en adéquation avec le haut rang de GT. 

Libérée

Soyons clair, cette nouvelle mouture interpelle avant tout par sa voix, puis par les mises en vitesse. En mode normal, le V6 se montre discret et laisse échapper un sifflement du compresseur. De quoi réaliser de longs trajets sans hausser le ton et dans un relatif confort. Puis lorsque l’échappement actif est libéré : tous aux abris ! Inédite, la tuyauterie lui octroie un timbre de course et fait frémir les tympans. Un miracle s’est accompli. Autant dire que la hi-fi Alpine tactile sert plutôt de décoration. Rassurez-vous, l’Evora 400 ne fait pas que fanfaronner gratuitement. Elle sait aussi affoler le chrono. Les progrès sont spectaculaires depuis la première Evora 280 ch, la GT regonflée encaisse parfaitement le surcroît de puissance. Elle revient au top niveau et tient la dragée haute à un Cayman GT4. Au hasard. Grâce aux 406 ch et au travail aérodynamique, le constructeur anglais est fier d’annoncer une vitesse maxi de 300 km/h… contre 260 km/h relevés à ses débuts ! Nous n’avons pas pu grimper à « mach 3 » sur l’anneau du CERAM, mais le sixième rapport s’engage à 274 km/h (290 compteur). Le cap fatidique est donc envisageable… 

Vengeance

La vengeance est un plat qui se mange froid… Et la dernière mouture de l’Evora compte bien effacer le mauvais chrono de son aînée. Elle y parvient avec brio en décollant du fond de grille pour rejoindre le milieu du classement, quitte à froisser l’ego d’un certain Cayman GTS. En bouclant le Bugatti en 1’55, Christophe Tinseau colle plus de 5’’ à l’Evora originelle.

Extrait du numéro d'Avril 2016 du magazine Sport Auto - Page 70 à 76

Retrouvez également le Supertest en vidéo : 

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