Article Auto Infos : Le groupe Andreani poursuit sa croissance dans l'Est de la France

Article Auto Infos : Le groupe Andreani poursuit sa croissance dans l'Est de la France

Article publié le 03/05/2016.

classé dans : La presse parle de nous

Le Groupe Andreani poursuit sa croissance dans l’Est de la France.

Le Groupe Andreani poursuit sa croissance externe tout en travaillant les fondamentaux de son activité VO et en mettant le digital au cœur de son développement.

En rachetant les concessions Renault au Groupe Grasser, le groupe Andreani doublera son chiffre d’affaires en 2016. A la tête de ce groupe très implanté dans l’est de la France, Christian Andreani a une recette qui fonctionne à merveille : déléguer et mettre l’humain au centre de ses affaires et de sa croissance. L’histoire du groupe Andreani, c’est celle d’une aventure d’un entrepreneur. Après un passage chez Peugeot en tant que directeur de succursale à Mulhouse 1992, Christian Andreani prend son indépendance et se lance dans la distribution en s’associant à Heinz Vollmer, un entrepreneur allemand Audi VAG. Ensemble, ils reprennent la concession Opel Muller de Mulhouse, un établissement (ex-Citroën) qui est une véritable institution dans la ville. La suite, c’est une véritable sucess-story dont le fil conducteur est l’humain. Rapidement, le groupe atteint des parts de marché importantes jusqu’à l’acquisition d’autres autres sites et d’autres marques.

Le Groupe devient multimarques

Il investit ensuite dans Volvo et Honda tout en démarrant la rénovation du bâtiment de Mulhouse. Il rachète les parts de son associé suite au décès de ce dernier et devient concessionnaire Toyota tout en accélérant les rachats de points de vente. A partir de 2010, il prend son indépendance et fait entrer son directeur financier, Claude Witz, dans son capital. S’en suit alors une période de rachat de la concession Opel de Colmar, puis de Sélestat et Molsheim. En 2014, il rachète la concession Opel de Saverne au groupe Knoch, tout en possédant Kia à Mulhouse et Saverne. Il possède également des points de vente avec la marque Hyundai. Vous l’aurez compris, Christian Andreani est un véritable entrepreneur dans l’âme. Cela se confirme quand il rappelle « chaque fois que l’on dégage un profit, il faut le réinvestir dans l’entreprise pour renforcer les fonds propres et passer les moments difficiles le cas échéants. » Et d’ajouter « Je considère que mon patrimoine se trouve dans mes entreprises, il n’est pas dans mon portefeuille »

Doubler le groupe dans les deux prochaines années

Suite au rachat, en décembre dernier, de trois entreprises Renault, Dacia et Nissan à Saverne, Sarreguemines et Sarrebourg au groupe Grasser, le groupe a franchi une étape supplémentaire et devrait réaliser un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros avec un objectif de 4000 VN et 3000 VO. Le groupe Andreani, c’est aujourd’hui sept marques et douze site concentrés sur l’Alsace et la Moselle. Il ne compte pas pour autant stopper sa marche en avant. Même s’il est devenu un groupe représentatif dans l’Est, de nouveaux projets l’attendent d’ici quelques mois.

Accélération sur l’activité VO

Avec pour objectif la vente d’un VN pour un VO, le groupe Andreani a d’ores et déjà placé le VO au cœur de son activité. Ayant rapidement compris l’importance du sourcing des véhicules dans son organisation, le dirigeant a par ailleurs adapté son commerce VO aux nouvelles exigences du digital. L’embauche d’un community manager lui permet d’avoir un site web et une présence sur les réseaux sociaux plus forte que la moyenne. Ces investissements lui permettent d’inspirer confiance au client final et de réaliser 70% de des transactions VO à distance ;

Une approche chirurgicale du contact client

A l’image de nombreux groupes en pleine croissance, le digital et la relation client sont aujourd’hui au cœur de son développement. Rappelons que le groupe est un site pilote Opel BDC (Business developement center). « L’objectif est de se concentrer sur les processus de la relation client en travaillant sur des bases les plus propres possibles, explique Cédric Ehret, directeur commercial du groupe. Cela demande une rigueur chez le vendeur. Après la mise à plat des flux entrants et sortants, nous réaliserons la cartographie de l’ensemble des mouvements téléphone et email. » Cet investissement devrait aboutir à la création d’un call-center intégré au groupe. Dans les trois ans à venir, Christian Andreani souhaite avoir intégré la marque Renault dans la culture du groupe. Il devrait poursuivre sa croissance externe tout en conservant un taux de satisfaction client élevé à travers la capitalisation sur l’identité et l’éthique du groupe au niveau local. A travers le décloisonnement des cinq métiers d’une concession, le dirigeant poursuit en réalité l’application d’une recette qui ne s’apprend pas dans les livres : donner de la dimension humaine à son activité. Christian Andreani reste cet entrepreneur qui donne envie d’entreprendre quand on le croise.

Chirstophe Carignano

Interview 

Auto Infos : Quel bilan tirez-vous de cette année 2015 ?

Christian Andreani : L’année a été bonne tant pour les marques Opel, Kia, Hyundai. Nous avons également performé au niveau du VO. La rentabilité d’exploitation hors immobilier devrait être de 1.5 ou 1.7. Le marché VN devrait continuer à évoluer positivement cette année avec de formidables opportunités dans le véhicule d’occasion.

AI : Le digital est-il au cœur de votre projet ?

C.A : La mutation technologique est importante au niveau du VO. Demain, il nous faudra des vendeurs « geek ». Ce sont des traders du VO. Ils sont toute la journée devant les écrans pour caler leur prix et ajuster les offres. Nous recrutons actuellement et l’un de nos critères c’est « jeune et geek ». Le VN est moins touché par cet esprit digital pour l’instant. Nous vendons des véhicules en moins d’une heure avec des clients qui achètent sans même voir le véhicule en réel. Ils ne voient que des photos. Les ventes via notre site internet représentent 70% de nos transactions VO. Cela nécessite une transparence et un professionnalisme de pointe. Nous avons embauché un community manager pour renforcer cette confiance et la gestion de la relation-client.

A.I : Vous êtes centre pilote en France pour mettre en œuvre le programme BDC d’Opel. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

C.A : Nous sommes en effet centre pilote BDC (Business development center) pour Opel. L’objectif est de répondre à un lead en moins d’une heure. La fin de cette expérience est prévue pour la rentrée 2016 et débouchera sur la création d’un call-center intégré au groupe qui devrait être composé de cinq personnes.

A.I. : Le boom de la LOA marque-t-elle une rupture ?

C.A : Absolument. Nous assistons à une incroyable modification du comportement client en deux ans et dont les principaux acteurs sont les marques françaises. Cela nous permet de ventre trois fois une voiture en 36 mois. C’est un moyen également de fidéliser les clients.

Article extrait du magazine Auto Infos sorti le 16/04/16

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